Nathan Paulin est un highliner, un funambule moderne. Et d’où vient-il me direz-vous ? D’ici ! Plus précisément du Reposoir, village qu’il porte en son cœur et qu’il habite encore aujourd’hui. Passionné par les sports de montagne depuis son plus jeune âge, Nathan trouve une véritable paix intérieure dans cette activité mêlant concentration intense et maîtrise du corps.

La highline … Quésako ?

« La highline c’est de la slackline dans le vide, cela consiste à marcher en équilibre sur une sangle élastique de 2,5 cm de large. C’est une pratique tout-terrain, je peux aussi bien relier deux montagnes que deux bâtiments. C’est un sport sans danger, je suis sécurisé en permanence. »

Le début d’une passion pour Nathan

« J’ai commencé en 2011, j’avais alors 17 ans. J’ai découvert la slackline avec des amis grimpeurs. Ma première sangle venait du garage de mes parents, une sangle de camion utilisée chez nous pour attacher du bois. Je l’ai installée au ras du sol entre deux arbres dans le jardin, c’était le début d’une grande passion ! »

Un passionné qui repousse sans cesse ses limites

« Je me suis fait connaître en réalisant plusieurs records mondiaux. En 2015, à la fin de mes études en génie mécanique, j’ai décidé d’essayer d’en vivre. Cela consistait au début à faire des démonstrations pour différents types d’évènements. Aujourd’hui je gagne ma vie de plusieurs manières : les démonstrations mais aussi des spectacles. Je travaille avec le chorégraphe Rachid Ouramdane pour une tournée dans les théâtres d’Europe. J’interviens également comme conférencier auprès des entreprises. À côté, il y a les projets en montagne, les expéditions. »

Des records mondiaux et des projets à la pelle !

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Crédits Anya Sandler

« Après quelques années d’entraînement, j’ai enchaîné les records mondiaux des plus longues traversées dans des décors emblématiques très variés : sur l’île de la Réunion, en Chine, dans les Cévennes, sur la Tour Eiffel ou encore dans le quartier d’affaire de Moscou.
Mes futurs projets intègrent de grandes traversées en haute-montagne :la traversée du glacier d’Argentière en mai 2020 en était l’approche. Je travaille aussi sur une idée folle, celle de relier les 2700 mètres qui séparent la Tour Eiffel de la Tour Montparnasse. »

Marcher dans le vide, la tête dans les airs

« C’est le côté méditatif qui m’a plu dans cette discipline. Quand vous marchez sur une sangle en équilibre, vous êtes forcément intensément concentré. Vous demandez à votre corps tout entier d’effectuer une tâche difficile que votre cerveau commande de manière inconsciente. Cela amène une  sensation d’ancrage dans l’instant présent qui m’a captivée dès le début, c’est une manière pour moi d’apaiser mon esprit. »

Un repojrand attaché à son village d’origine

« Je suis très attaché à mon village natal du Reposoir et aux reliefs qui l’entourent. C’est l’endroit dans lequel je trouve le calme et la sérénité pour me ressourcer au quotidien. J’essaie de sortir en parapente ou en ski de randonnée une fois par jour. À chaque fois, je redécouvre ces paysages que je connais par cœur. Mon dernier projet en highline en était l’illustration parfaite avec une traversée hivernale du Col de la Forclaz au bout des Aravis, un rêve à la maison.  Je compte bien rester dans ce nid pour longtemps avec la petite famille que nous avons commencé à fonder en 2020. » 

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Crédits Quentin-Sixdeniers