Passionnée par les animaux et les grands espaces, Élodie a choisi de faire de sa passion son métier. Avec sa meute de six chiens nordiques, elle propose des balades en traîneau et développe également des activités de médiation animale, toute l’année. Installée à Mont-Saxonnex, elle nous raconte son parcours, son attachement au territoire et cette relation unique qu’elle partage avec ses chiens. Une belle histoire où montagne, transmission et lien à l’animal ne font qu’un.

Je m’appelle Élodie Martin, je suis musher à Mont-Saxonnex, spécialisée en médiation animale. J’ai une petite meute de six chiens nordiques.

La naissance d’une vocation

J’ai toujours aimé les animaux et la vision d’un attelage m’a toujours fait vibrer. Quand je suis arrivée dans la région, j’ai fait beaucoup de sports de montagne, mais il me manquait la relation avec un être vivant, ainsi que cette sensation de voyager. Et c’est exactement ce que je retrouve avec mes chiens de traîneau lors des balades : cela crée une véritable sensation de voyage.

J’ai travaillé chez des mushers pendant plusieurs saisons. C’est là que j’ai tout appris. Ensuite, j’ai passé un diplôme de musher conducteur de chiens de traîneau, puis j’ai suivi une formation en médiation animale.

Entre meute et famille

Élodie Martin entourée de ses chiens de traineaux dans un champs à Mont-Saxonnex

Mon plus grand défi a été d’ouvrir mon entreprise alors que j’étais enceinte. Je voulais pouvoir profiter pleinement de tout le monde : de mes chiens comme de mon enfant. Je n’avais pas envie de travailler, de rentrer, d’aller chercher mon enfant chez la nounou, de promener les chiens… et de tomber dans une routine. Je voulais pouvoir concilier les deux.

Le Mont-Saxonnex comme terrain de jeu

Je vivais déjà sur ce territoire avant d’y installer mon entreprise et je souhaitais qu’elle soit véritablement locale. J’ai donc cherché quel type de prestation je pouvais proposer ici, quelque chose qui me ressemble, qui corresponde à mes valeurs et qui fasse également plaisir à mes chiens. Je me suis vite rendu compte que le territoire était parfait pour cela. Je recherchais du sauvage, de l’authentique et quelque chose d’unique.

Au-delà du traîneau

Mon activité fonctionne toute l’année grâce à la médiation animale. Je travaille notamment avec des foyers, des jeunes placés en protection de l’enfance et des adultes accompagnés. Ensuite, il y a l’activité hivernale, qui est beaucoup plus dense en début d’année. J’ai également développé des stages pour les habitants du territoire, qui permettent de mêler médiation animale et activité de mushing auprès des enfants du territoire.

Un souvenir précieux

Mon plus beau souvenir, c’était lors d’un stage « Mini-Musher ». J’avais une jeune fille en phobie scolaire, qui ne parlait plus depuis plusieurs années. Elle est venue faire une sortie en traîneau pendant quatre heures avec moi, au coucher du soleil. À un moment, je plante les ancres pour lui proposer un chocolat chaud. Tous les chiens sont alors montés dans le traîneau et la petite fille s’est mise à pleurer de joie… puis elle m’a parlé. C’était un moment très émouvant, que je n’oublierai jamais.

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